Pilosité hormonale et PMOS (ex-SOPK) : quelle solution pour une épilation durable ?
Visage, menton, cou, décolleté ou poitrine : la pilosité hormonale peut devenir une préoccupation quotidienne. Pendant longtemps, on a parlé du SOPK — syndrome des ovaires polykystiques. Depuis mai 2026, la dénomination internationale a évolué vers PMOS (Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome), traduit en français par syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (SOMP). Ce changement n'est pas cosmétique : il rend mieux compte d'une affection complexe qui ne concerne pas que les ovaires, mais aussi les hormones, le métabolisme, la santé reproductive et la peau. La transition internationale est prévue jusqu'en 2028.
Pourquoi le PMOS peut-il provoquer une pilosité excessive ?
Le PMOS peut s'accompagner d'une hyperandrogénie, c'est-à-dire d'une activité excessive de certaines hormones androgènes, qui peuvent stimuler certains follicules pileux. Un duvet initialement très fin peut alors devenir progressivement plus épais, plus foncé, plus long, plus visible et parfois beaucoup plus nombreux. Les zones fréquemment concernées sont la lèvre supérieure, le menton, les joues, la ligne mandibulaire, le cou, le décolleté et la poitrine.
Il est important de comprendre que le problème n'est pas seulement esthétique. Pour certaines femmes, cette pilosité représente une véritable charge psychologique : maquillage quotidien pour la camoufler, rasage répété, pince à épiler, rendez-vous d'épilation très fréquents… et parfois un sentiment de découragement lorsque les poils reviennent malgré tous les efforts.
Laser ou épilation électrique : pourquoi le choix doit être réfléchi
Le laser peut permettre une réduction durable de la pilosité lorsqu'il existe une bonne adéquation entre le laser, la couleur du poil et le phototype. Mais une pilosité hormonodépendante n'est pas une pilosité classique. Les recommandations internationales reconnaissent le laser comme une option pour l'hirsutisme, tout en attirant l'attention sur la possibilité d'une repousse paradoxale — l'apparition ou l'augmentation de poils dans une zone traitée ou à proximité — particulièrement à prendre en compte sur certaines zones du visage.
Le choix de la technique doit donc reposer sur une véritable évaluation : nature du poil, couleur, épaisseur, densité, phototype, zone concernée et contexte hormonal. Et c'est là que l'épilation électrique possède un avantage majeur : elle travaille follicule par follicule, avec une grande précision, et convient aussi aux poils que le laser ne peut pas cibler correctement en raison de leur faible pigmentation — poils blancs, gris ou blonds.
Le laser en Suisse : une pratique encadrée par l'O-LRNIS
En Suisse, l'utilisation de certaines technologies à rayonnements non ionisants est réglementée par la LRNIS et son ordonnance d'application, l'O-LRNIS. Depuis le 1ᵉʳ juin 2024, les traitements concernés ne peuvent être réalisés que par des personnes disposant de l'attestation de compétences appropriée. Cette réglementation est essentielle : un laser n'est pas un simple appareil esthétique. Son utilisation nécessite de savoir évaluer :
- Le phototype
- La couleur et la nature du poil
- Les paramètres du traitement
- L'état de la peau
- Les contre-indications ou précautions éventuelles
- Les risques de brûlure et de troubles pigmentaires
- Les réactions possibles après le traitement
Une certification est indispensable ; l'expérience l'est tout autant. La sécurité ne repose pas uniquement sur un certificat : la pratique régulière, la connaissance de la peau et des différentes pilosités, ainsi que l'expérience de terrain, sont essentielles.
Mon expertise chez Crystelite Genève
L'épilation n'est pas une activité que j'ai découverte récemment : je pratique l'épilation électrique depuis plus de 25 ans. J'ai développé une expertise particulière dans le traitement des pilosités difficiles, notamment celles du visage et les situations où le poil évolue sur un terrain hormonal. Mon parcours comprend notamment :
- CFC d'esthétique-cosmétique
- Plus de 25 ans d'expérience en épilation électrique
- Formation spécialisée en laser au CHRU de Lille
- Formation en électrolyse et hygiène à l'HUG
- Formations continues en esthétique et technologies cutanées (CTT O-LRNIS peau et pigmentation, laser épilation et cellulite)
Pour les traitements laser, je travaille en collaboration avec la Dre Bahar Shafaeddin, dermatologue FMH à Genève. Cette collaboration permet d'inscrire certaines prises en charge dans une approche complémentaire entre esthétique et médecine dermatologique, notamment lorsque la pilosité s'inscrit dans un contexte hormonal ou nécessite un avis médical.
L'épilation électrique : particulièrement intéressante dans le PMOS
L'épilation électrique, ou électrolyse, consiste à introduire une fine sonde dans l'orifice naturel du follicule afin d'agir directement sur celui-ci grâce à un courant électrique adapté. Le poil est ensuite retiré, et chaque follicule est traité individuellement. C'est cette précision qui fait toute la différence. Elle peut notamment être intéressante :
- Lorsque les poils sont blancs, gris ou blonds
- Lorsque la pilosité est localisée
- Lorsque certains poils persistent malgré d'autres techniques
- Pour travailler avec précision sur le menton, la lèvre supérieure ou la ligne mandibulaire
- Lorsque l'on souhaite éviter de traiter inutilement une grande surface
Contrairement au rasage ou à la cire, l'objectif n'est pas seulement de retirer le poil visible : il s'agit de traiter le follicule lui-même.
La clé du succès : la patience
C'est le message que je répète le plus souvent aux femmes qui commencent une épilation électrique dans un contexte de pilosité hormonale. Il faut du temps. Tous les follicules ne sont pas actifs simultanément : les poils passent par différents cycles de croissance et ne sont pas tous visibles au même moment. Une pilosité importante ne peut donc pas être traitée définitivement en quelques séances — il faut travailler progressivement, régulièrement et méthodiquement.
Au fil des séances, le nombre de follicules à traiter peut diminuer et les rendez-vous s'espacer. Mais si le terrain hormonal reste actif, de nouveaux poils peuvent apparaître. Cela ne signifie pas que l'épilation électrique ne fonctionne pas : cela signifie qu'il faut tenir compte de la biologie du follicule et de l'évolution hormonale. Une épilation électrique réussie est un travail de fond, pas une course contre la montre.
Pourquoi je déconseille le rasage entre les séances
Le rasage coupe le poil à la surface de la peau : il ne détruit pas le follicule et peut stimuler le duvet. De plus, pour réaliser une épilation électrique, il faut pouvoir identifier et saisir correctement le poil afin de travailler précisément sur le follicule — le rasage rend donc le suivi moins pratique. Si une méthode temporaire est nécessaire, la cire chaude peut être envisagée dans certaines situations : elle retire mécaniquement le poil et reste plus pratique que le rasage entre deux séances. Pour limiter les traumatismes :
- Privilégier de petites bandes
- Travailler sur une peau propre et parfaitement sèche
- Utiliser si besoin un peu de talc adapté pour absorber l'humidité
- Respecter une hygiène rigoureuse avant et après
- Éviter les manipulations répétées de la zone
Et si la cause est hormonale ?
C'est un point fondamental : l'épilation électrique traite le follicule, mais elle ne traite pas le PMOS. Lorsqu'une pilosité importante est liée à un déséquilibre hormonal, il est essentiel de ne pas traiter uniquement la conséquence esthétique. Un suivi auprès d'un dermatologue, d'un gynécologue ou d'un endocrinologue peut être recommandé afin d'évaluer la situation hormonale et métabolique. Le médical et l'esthétique sont alors complémentaires : le médecin travaille sur la cause et le terrain hormonal, l'électrolyste directement sur les follicules. Cette complémentarité est particulièrement précieuse dans les pilosités importantes et persistantes.
Une approche réaliste, chez Crystelite
Après plus de 25 ans consacrés à l'épilation électrique, j'ai appris qu'il est essentiel de ne pas promettre l'impossible. Je préfère expliquer clairement à chaque cliente combien de temps le traitement peut demander, pourquoi les séances doivent être régulières, pourquoi certains poils apparaissent plus tard et pourquoi la patience est indispensable. Chaque peau, chaque pilosité et chaque histoire hormonale sont différentes : mon rôle est d'adapter le travail à la personne, à sa peau, à ses poils et à leur évolution.
PMOS et pilosité : les points à retenir
- Le SOPK est désormais appelé PMOS (SOMP en français) depuis mai 2026
- Le PMOS est une affection complexe : hormonale, métabolique, reproductive et cutanée
- L'hirsutisme peut résulter de l'activité des androgènes sur les follicules
- Le laser peut être efficace, mais le contexte hormonal exige une évaluation particulière (risque de repousse paradoxale)
- L'épilation électrique traite follicule par follicule et convient aux poils peu ou pas pigmentés
- Une pilosité hormonale demande du temps, de la régularité et de la patience
- Un suivi médical peut être associé pour prendre en charge le terrain hormonal
- Le médical et l'esthétique se complètent : cause hormonale d'un côté, follicules de l'autre
Retrouver une peau que l'on n'a plus besoin de cacher
Une pilosité hormonale mérite une véritable stratégie de traitement, faite de précision, d'expérience et de patience. Réservez une consultation au cœur de la vieille ville de Genève.
Réserver sur SalonkeeCet article a une vocation informative et ne constitue pas un avis médical. Le PMOS (ex-SOPK) est une affection hormonale qui nécessite un diagnostic et un suivi médical : en cas de pilosité excessive ou de suspicion de déséquilibre hormonal, consultez un dermatologue, un gynécologue ou un endocrinologue. L'épilation électrique traite la pilosité, non sa cause hormonale. Les traitements laser sont réalisés en collaboration avec la Dre Bahar Shafaeddin, dermatologue FMH (av. Eugène-Pittard 34, 1206 Genève).